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Stampe et Vertongen

Stampe S.V.4C

Biplace école en tandem à cockpits ouverts

2004 - 2008 : la restauration du Stampe n°322 du CAEA

En avril 2004, le conseil d’administration du CAEA confie la remise en état de vol de son Stampe S.V.4C n°322, dont il est propriétaire depuis 1998, à une équipe composée de Jean-Michel LASSALLE, Anwar NAZRALLI et Bruno VIELLE. C’est le début d’une aventure de 3 ans !

Premier écueil dès avant le début des travaux : il nous faut connaître l’historique technique du moteur et du planneur. Or notre ami et ancien responsable de l’avion tarde à nous rendre les livrets de l’avion et du moteur. Il faut l’intervention des services de police et de sécurité pour que les livrets nous soient restitués. Un été a été perdu…

Le 9 octobre 2004, les travaux débutent par la dépose des voilures. Puis viennent le tour des empennages, du moteur, des trains principaux et enfin de la cabane et de la cloison pare-feu. Fin novembre, l’avion est désossé !

Décembre 2004 à décembre 2005 

Après le démontage spectaculaire de l’avion, débute alors un véritable travail de fourmi, l’inspection complète de l’avion, jusqu’à la moindre vis. L’avion est peu à peu remonté.

En parallèle, en avril mai 2005 notamment, le moteur est entièrement dégroupé et révisé élément par élément. Remonté sur la cellule en septembre lors des journées européennes du patrimoine, il ne peut pas être essayé en l’absence d’autorisation de la base aérienne. Les tentatives et essais auront lieu plus tard sur le tarmac de l’aéroport.

 

Décembre 2005 à fin février 2006

Il faut désormais mettre en route le moteur. Après une longue attente, nous apprenons que la base aérienne n’autorisera pas les essais du moteur sur son emprise. 

Il est alors décidé dans un premier temps de les réaliser sur le tarmac du Cercle aéronautique des personnels de l’aéroport de Mérignac (CAPAM), à l’autre bout de l’aéroport. Une première expédition a lieu le 3 décembre. Un forfait téléphonique épuisé, une demi-heure de tractage, la pluie… Après tant d’énergie dépensée, bien évidemment, le moteur refuse obstinément de démarrer.

Retour au HM2, contrôle des circuits d’allumage, des réglages carburateur, etc. Finalement, Jeff CROCIS nous apporte la solution : il faut régler la magnéto droite et neutraliser le déclic. Aussitôt dit aussitôt fait, il ne reste qu’à essayer. Le 27 décembre, on pousse l’avion dehors par -3° et, après quelques hoquets, le moteur démarre. Quelle récompense !

Nouveau parcours du combattant  pour un nouveau point fixe le 28 janvier, cette fois-ci en zone fret de l’aéroport : il faut préalablement prévenir les responsables de la base aérienne, la tour de contrôle, la chambre de commerce pour le parking et Air France pour les badges ; le samedi matin, nous passons d’abord à la gendarmerie, puis nous accrochons l’avion, les commandos de l’Air nous ouvrent le portail et, après 10 minutes de tractage, nous sommes parés pour tourner, il n’y a plus qu’à demander l’autorisation à la tour de contrôle !

Et rebelote le 25 février… Chaque mois, un point fixe d’entretien est désormais réalisé.

Avril à octobre 2006

Travail sur les voilures et autres travaux de révision de l’avion.

La voilure droite, quelque peu abîmée, est emmenée à Marmande chez Aquitavia en juin 2006. Après 4 mois d’attente, on se résout à réentoiler nous-mêmes.

Février à mars 2007

L’avion désormais restauré est transporté par la route vers l’aérodrome de Bordeaux Léognan Saucats. L’aéroclub de Bordeaux, que nous remercions chaleureusement, nous offre une place dans son hangar. Il peut être remonté et préparé pour son nouveau premier vol.

Mars à mai 2007

L’avion désormais remonté est préparé pour son premier vol.