web_broussard_1024
Max Holste

MH.1521 Broussard

Broussard Appareil de liaison et d’observation

Le MH.1521 Broussard

Appareil de liaison et d'observation

Historique

Appareil de liaison et d’observation, extrapolé du Max Holste MH.152, le Broussard est un monoplan à aile haute haubanée, entièrement métallique, qui connait un vif succès tant auprès des civils que des militaires.

Le prototype vole pour la première fois le 17 novembre 1952, aux mains du pilote Pierre HENRY. Il est équipé de l’ancien moteur Pratt & Whitney R.985, dont la conception remonte aux années trente et que la firme américaine remet spécialement en fabrication, ainsi que d’une hélice Hamilton Standard à vitesse constante. Les armées demandent cependant un prototype (MH.1522M) pourvu de becs de bords d’attaque afin d’améliorer les qualités de décollage et d’atterrissage (premier vol le 11 février 1958).

Description

C’est une machine particulièrement robuste, demandant peu d’entretien et pouvant opérer à partir de terrains non aménagés. L’emploi d’un double gouvernail de direction, inhabituel à l’époque sur un avion à ailes hautes, permet une grande précision dans le pilotage à vitesse réduite. Les jambes du train d’atterrissage, à ressorts d’acier, sont d’une exceptionnelle robustesse et conviennent bien aux débutants.

Il peut être aménagé dans diverses configurations : liaison comprenant 6 sièges, poste de commandement volant avec équipement radio ; observation avec appareils photos embarqués ; sanitaire avec 1 ou 2 civières ; « Gunship » avec une mitrailleuse MAC 52, lance-grenades ; largage de parachutistes.

Outre son utilisation militaire, de nombreuses commandes civiles seront enregistrées par Max Holste, notamment pour une version agricole. Sa faible vitesse de vol en fait également un bon moyen de largage pour le parachutisme civil.

Production

La série porte sur un total de 366 exemplaires, sans compter les prototypes et préséries, dont 47 MH 1521C (civils). En dehors de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT), de l’armée de l’Air et de l’Aéronavale, le Broussard équipe une quinzaine de pays essentiellement africains, à titre militaire, et chez plus d’une vingtaine d’utilisateurs civils, français comme étrangers. À noter qu’au moment où cesse la production en 1961, la raison sociale du constructeur devient Reims Aviation en raison du départ de Max Holste.

Utilisation opérationnelle

L’armée de l’Air utilise le Broussard de 1956 à 1987 (152 appareils), l’ALAT de 1957 à 1993 (242 appareils), toutes deux au sein de nombreuses unités, en Afrique du Nord, en Afrique noire et en métropole. La Marine nationale en met en œuvre un petit nombre de 1957 à 1970. La Direction des constructions et armes navales (DCAN) de la Direction générale de l’armement (DGA), dernier utilisateur étatique du Broussard, en emploie un de 1968 à 1986.

Les Broussard sont employés de manière intensive pendant la guerre d’Algérie comme avions de liaison, d’observation, d’évacuation sanitaire et de guidage pour les chasseurs. Quelques Broussard sont utilisés par le Groupe de liaison de Mérignac.

De nombreux exemplaires auront une seconde vie dans le civil.

Après le retrait des derniers appareils en France, une cinquantaine de Broussard resteront en service dans de nombreux États comme le Dahomey (Bénin), le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la République populaire du Congo, le Gabon, la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Maroc, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo et la Haute-Volta (Burkina-Faso).