Jean-Luc Béghin est né à Bruxelles en 1939


Jean Luc dans son bureau
Autoportrait Jean Luc Béghin
En 1944, âgé de cinq ans, le jeune Jean-Luc vécut plusieurs expériences qui le marquèrent à jamais, lors de la libération de Bruxelles par les troupes américaines, britanniques et canadiennes. Chez lui, c’est un défilé constant de G.I. et de Tommies pour qui sa mère jouait au piano des airs de boogie-woogie et de swing.
Quelquefois, on le dépose à l’école en Jeep ou en G.M.C.
Il peut même approcher de près une forteresse volante ainsi qu’un P51 Mustang lors d’une exposition publique dans le parc de Bruxelles.
L’amour et la passion de Jean Luc Béghin pour l’aviation trouvent leurs sources dans la fascination qu’éprouvait le jeune garçon pour les machines volantes qui se croisaient dans les cieux de la deuxième guerre mondiale. C’est à cette époque, dès l’école maternelle, qu’il dessine ses premiers croquis d’avions. Il continuera tout au long de sa scolarité.
Au cours des années cinquante, il fait la rencontre de Jidéhem qui lui corrige ses premiers dessins et lui ouvre même un jour la porte du mythique atelier de la rue du Pérou occupé alors par Franquin, Roba et le coloriste Vermeulen (Phumiphon).
Dès lors, deux passions vont cohabiter, fusionner et ne le quitteront plus : l’aviation et le dessin.
Peu de temps après, grâce à la réussite d’un concours, il entre au studio des éditions Dupuis.
Il effectue alors son service militaire à Malines durant lequel il illustre une « histoire de la Jeep » pour le magazine de l’armée belge. Ce magazine est imprimé au même endroit que le journal Tintin qu’il intègre à la fin de son temps sous les drapeaux.
Chez Tintin, il croise nombre de vedettes du journal : Greg, Tibet, Macherot, Weinberg, Attanasio ou Jean Graton pour lequel il collaborera à l’album « Indianapolis » de Michel Vaillant (non crédité).
Hergé lui-même lui proposa de rejoindre son studio. Mais l’ambiance « Tintin » ne lui convient pas. Ce qu’il souhaite, c’est rejoindre « les crazy peoples » de chez Dupuis ! (sic)
Il rejoint donc l’équipe Spirou pour la deuxième fois en 1963 (tout en poursuivant une collaboration épisodique avec Tintin jusqu’en 1968.
Mais là où il va véritablement se démarquer, c’est dans le rédactionnel consacré à l’aviation, par ses nombreuses illustrations et photographies mais surtout par ses célèbres posters et reproductions « vous êtes dans le cockpit ».
Grâce à une perspective unique et un souci du détail poussé à l’extrême, on aura réellement l’impression d’être aux commandes des engins représentés (Bell-XS1, Douglas C-47, F16 ou B-747 pour n’en citer que quelques-uns). Toujours pour le journal Spirou, il effectuera plusieurs reportages aux Etats-Unis, notamment pour assister au décollage de la mission lunaire Apollo 16.
Le succès de ses articles, sa notoriété sans cesse grandissante dans le milieu de l’aviation lui permettent de voler sur de nombreux types d’avions : Fouga Magister, T33, F104 Starfighter…
Il devient membre d’honneur du 350 Fighter Squadron de la force aérienne belge ainsi que du 439 fighter Squadron de la force aérienne canadienne. De nombreuses rencontres viennent émailler son parcours : Jacques Tiziou, Pierre Clostermann, ou encore son ami Pierre Dague, un commandant de 747 Air France qui un jour lui fit partager 20 minutes inoubliables de manœuvres de combat à bord d’un P-51D Mustang.
Il déménage aux Etats-Unis (1976). Les rencontres avec les dessinateurs américains se succèdent également : Milton Caniff, Charles Shultz (Charly Brown), Robert « Bob » Mc Call…


Trop réaliste!!

Il est reconnu et demandé par des établissements prestigieux comme, ici, le Smithsonian Institution
Air France et Jean Luc Béghin

En 1976 Jean Luc Béghin s’installe à Los Angeles, à un kilomètre de Los Angeles Airport. Les décollages et atterrissages incessants des Boeing et Douglas lui donnent l’envie d’être un acteur de ce fascinant ballet aérien. Il rejoint les personnels de la compagnie Air France en 1982.
Pendant 20 ans il assure la fonction de »chef des opérations au sol », côtoie les équipages des 747 et des Airbus d’Air France, des DC10 d’UTA, des Transall et des Airbus de l’armée de l’air.
En un dessin, il »croque » avec humour leur quotidien.
A chaque équipage de passage, il remet un dessin au dos duquel figurent les informations sur l’escale, l’équipage et le vol suivant.


Accueil Escale Los Angeles Recto
Accueil Escale Los Angeles Verso

Les avions et leurs équipages lui sont familiers et la source de nombreuses illustrations.
Il s’occupe des équipages Concorde en escale à LAX escale pendant leurs tours du monde.
Il illustre avec un extrême souci du détail les cockpit du 747, de l’Airbus A320.
Il prend sa retraite en 2005 et continue de correspondre avec la grande famille des aviateurs civils et militaires.
verso feuille route
Il a commencé le dessin du cockpit du Boeing 777, quelques millions de petits traits tracés au Rotring…(ci-contre)


ici, le cockpit du F-A-18E-FSuper Hornet
Désormais installé au nouveau monde, Béghin poursuit sa collaboration au journal de Spirou mais les rubriques adoptent un ton plus « U.S. ».

Il illustre pour Spirou des évènements : 1000 km du Nurbuegring dans le stand Ferrari en mai 1971
Pour Spirou il, compose des tutoriels de vulgarisation : ici le moteur en étoile.

Ses « bons baisers de Californie » font découvrir le « Golden state » à des milliers de petits lecteurs européens. Toujours abondamment illustrées (photos et dessins), ses chroniques décrivent à merveille le « californian way of life » sous tous ses aspects : culinaires, sportif, culturel, automobile, etc.
En 1982-83, Il entame « Si l’Amérique m’était contée » : un descriptif hebdomadaire des 51 états d’Amérique.
En 1984, ce sont les aventures de « Hubert H Rainbow », une série de gags en une planche qui se poursuivra pendant deux ans (fin en 1986). Avec la fin d’Hubert, s’achève la collaboration à Spirou.
Sans abandonner le dessin, Jean Luc Béghin rejoint alors le bureau américain de la compagnie « AIR FRANCE », pour laquelle il devient pendant près de vingt ans « chef des opérations au sol » à Los Angeles Airport.
Retraité depuis 2005, il se consacre à présent pleinement à sa famille et à ses passions : l’illustration de cockpits et la mise en valeur de son impressionnante collection d’objets « aviations » accumulés durant de nombreuses années.
Par ailleurs, il vient d’entamer une collaboration avec le magazine français Aviasport
Publications :
Charles Lindbergh, Jean Luc Beghin – Pierre Sparco, Ed. Dupuis 1977
Le F16 vedette de l’aviation américaine, Jean Luc Beghin – Pierre Sparco, Ed. Dupuis 1
L’exposition - 20 octobre 2009

Vernissage
accueil des visiteurs
vue d’une partie de lasalle d’exposition


vue d’une partie de lasalle d’exposition
Quelques panneaux de l’exposition


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